LE PROJET DE RESEAUEVAL

Le projet de RéseauÉval : Etudier, partager et labelliser

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RéseauÉval est une société savante, un lieu de réflexion et de débat sur les enjeux des conceptions et des pratiques de l’évaluation des ressources humaines.

Un organe de réflexion, indépendant, qui permet d'affiner l’approche des questions sociales, éthiques et pragmatiques que posent ces pratiques professionnelles. Un Institut qui se situe donc en amont des organisations professionnelles, qu'il a vocation à alimenter en analyses et en propositions. Elle leur permet de partager une culture en évaluation et de diffuser des concepts, des résultats de recherche concernant l’évaluation qui ne se réduit pas au contrôle des bonnes pratiques.

Le premier objet de RéseauÉval

est de développer la culture en évaluation dans les organisations : de promouvoir les relations humaines et de partager une conception de l’évaluation qui n’en reste pas a l'expertise. L’évaluation dans les ressources humaines est plus large que la vérification et la conformisation, elle pose la question de l’intelligibilité des pratiques.

La seconde raison d’être de RéseauÉval

est de labelliser les évaluateurs dans les ressources humaines qui veulent faire reconnaître leur professionnalisme. La procédure de labellisation est disponible dans le Dossier de candidature au label RéseauEval

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Les adhérents de RéseauEval sont tous les personnels des métiers de l’humain, des métiers de l’éducation, des pratiques professionnelles comportant une dimension d’évaluation des relations humaines au travail :

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Evaluation :

  1. Pratique greffée sur une autre pratique ; s’en distingue par un travail des critères. Travail des valeurs dans l’activité d’un sujet. Est une dimension de l’agir dans les métiers de l’humain. Traduit le désir de rendre intelligible ce que l’on fait.
  2. Comporte deux logiques contradictoires : la logique de contrôle qui permet d’assurer la fonction sociale de bilan, d’arrêt sur image pour faire le point et stabiliser en vérifiant la conformité ; et l’autre logique de l’évaluation au service de la promotion des potentiels, qui assure la fonction sociale de promotion des dynamiques (l’accompagnement). Traduction opératoire du désir d’intelligibilité en acte ; ce désir de comprendre la valeur de ce qu’on fait, de communiquer sur ce qui importe, de hiérarchiser dans nos activités les dimensions qui nous semblent primordiales : l’évaluation commence quand on hiérarchise, c’est notamment ce qui la distingue de l’analyse. Ce désir d’intelligibilité peut prendre la voie du « rendre compte » dans la logique du contrôle ou celle de « la prise en considération » dans l’autre logique de l’évaluation, celle de la promotion des possibles, de l’accompagnement.
  3. L'évaluation se décline en plusieurs thématiques, correspondant à des processus dans l’organisation dont l'importance varie suivant le modèle d'évaluation convoqué : cognitive (production de connaissances sur l'objet d'évaluation), instrumentale (visant à produire des stratégies d'amélioration ou du changement), d’orientation (visant à proposer une politique pour l’organisation). Dans tous les cas, l’évaluation institue une relation éducative

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Sont concernés par la labellisation :

  • les intervenants en organisation dans les ressources humaines : consultants, conseils et experts en ressources humaines, coachs, accompagnateurs d’équipes opérationnelles, animateurs de groupes d’analyse de pratiques, superviseurs,
  • les accompagnateurs en VAE, en insertion, en recherche d’emploi
  • les formateurs d’adultes,
  • les chargés de mission d’évaluation, chargés de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, ingénieur des démarches qualité, concepteurs d’outils d’évaluation,
  • les cadres de la Fonction Publique et territoriale,
  • les professionnels de la VAE, professionnels de l’insertion sociale, du Travail social,
  • les personnels soignants, personnels de la sécurité routière, médecins du travail, directeurs des ressources humaines, les Responsables de formation …
  • les personnels des fonctions publiques : armée, hôpital, Education nationale : (enseignants – inspection – administratifs), universitaires
  • les personnels des collectivités territoriales (mairies, préfectures, conseils territoriaux)..

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Pourquoi un coach professionnel se ferait labelliser Evaluateur dans les ressources humaines ?

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L'Institut RéseauEval a donc trois activités principales :

- C’est un pôle de réflexion :

les commissions d’étude de l’Institut réunissent professionnels et spécialistes, favorisant ainsi le partage des expériences et la confrontation des opinions. Leurs travaux présentent quatre caractéristiques principales : ils s’inscrivent dans une vision prospective, ils intègrent la dimension internationale, ils privilégient les expériences concrètes et ils sont le fruit de débats contradictoires. Ces réflexions aboutissent à l’élaboration d’articles, d’analyses et de rapports diffusés.

- C’est un lieu de débat :

les différentes manifestations organisées par l’Institut RéseauEval permettent de stimuler les échanges et d’enrichir les réflexions de leurs participants. Intervenants en organisation (conseil, consultants et coachs), formateurs d’adultes, DRH, désireux d’être en lien avec le monde de la recherche sont invités à s’exprimer à l’occasion de conférences, d’ateliers et de séminaires.

- C’est une instance de labellisation :

pour toute personne exerçant une fonction d’évaluation dans son métier. Pour tous les professionnels des ressources humaines investis dans les pratiques de l’évaluation.

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Referentiel ReseauEval 2010

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RéseauÉval apporte sa contribution à l'organisation des métiers de l’évaluation dans les ressources humaines. RéseauÉval se différencie nettement d’autres organismes s’occupant seulement de la bonne pratique d’évaluation et des effets des politiques publiques.Organiser ces métiers nous paraît d'autant plus important que ce champ souffre de nombreux déficits:

- Le manque de formation d'un grand nombre d’évaluateurs nuit à l'ensemble, même si de nombreux évaluateurs formés sur le tas arrivent quand même à faire un bon travail.

- La gadgétisation de l’évaluation en entreprise n'est pas favorable non plus. Ces "modes d'un jour" aux dénominations ronflantes, même si parfois elles contiennent des idées intéressantes, provoquent des attentes irréalistes et conduisent parfois à des déceptions et des dégâts sociaux inquiétants.

- Pour combattre les charlatans dans nos rangs, les autorités publiques risquent d’imposer à tous des réglementations draconiennes et inadaptées comme cela se passe ailleurs.

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Charte RéseauEval 2010

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Nous voulons, par conséquent nous préparer à être, le moment venu, des interlocuteurs valables pour empêcher une "mise au pas" liberticide. Le label donne cette validité. La labellisation est un moyen efficace pour contribuer à l’organisation des métiers de l’évaluation des ressources humaines.

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La labellisation : un processus de formation

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L’adhérent de RéseauEval est :

  • soit dans un processus de labellisation : il candidate ou se forme sur des pratiques nécessaires à la labellisation.
  • soit il est labellisé. Le label n’est pas une fin en soi. Il lui est demandé alors d’étayer sa pratique en participant à un groupe d’analyse de pratiques et/ou en étant supervisé. Ces deux actions de formation tout au long de la vie seront déterminantes pour le renouvellement du label.

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RéseauÉval ne dispense pas de formation.

RéseauÉval labellise des personnes, pas des collectifs : si un cabinet, par exemple, est intéressé par la labellisation, il doit présenter au label tous ses consultants, car ce n’est pas l’entreprise qui est labellisée.

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La politique de RéseauÉval

Nos visées : la confiance et l'émancipation de l’être humain au travail.

La plus value du professionnel investi dans les pratiques de l'évaluation, est la relation éducative qu’il va organiser, le temps de son intervention, dans les relations humaines au travail.

La dimension éducative dans l’évaluation des ressources humaines :

L’intervention éducative est un sous-ensemble de l’intervention sociale. Elle se centre sur les relations humaines au travail et non pas sur les seuls aspects organisationnels, de gestion économique et financière ou de calculs des effets. L’évaluateur installe avec ses partenaires une relation éducative, entre transmission de savoirs et accompagnement du changement qui ne peut pas être finalisée que sur l’instruction, l’information et l’acquisition instrumentalisée d’un corpus de savoirs ou de techniques. L’évaluation vise l’appropriation dans l’expérience des acteurs de ce corpus et la formation ouverte aux changements des attitudes, des relations entre professionnels.

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  • Éduquer, c'est (à partir de savoirs de toute nature) viser la construction d'autres savoirs dits expérientiels, vécus, utilisés dans une pratique. Et cela va plus loin que la simple transmission. L'éducateur est là pour que l'autre accélère son propre changement, dont l'autre reste maître. C'est donc à la fois instruire, rendre plus savant qu’avant (rôle de l’expertise) et accompagner l’autre (rôle de l’accompagnement) pour qu'il trouve son propre chemin, son développement, ses sens. Le savoir n'est qu'un tremplin pour chercher du sens. Et cette quête de sens (toujours pluriel) oblige à l'appropriation de savoirs objectifs, c'est-à-dire à leur transformation au moins partielle.
  • L'éducation est donc un projet de société et non pas seulement une pratique sociale identifiable (comme le scolaire ou le pédagogique) : c'est un vouloir, une mission, une intentionnalité bien avant d’être une intention. Ce projet est présent dans diverses pratiques sociales, mais il y est plus ou moins apparent. Le projet d’éduquer que porte l’évaluateur dans les ressources humaines ce n'est non pas seulement la transmission de savoirs, ni même seulement la transmission de valeurs, d'une culture ; c'est bien au-delà : recommencer à chaque génération la construction de la fragile humanitude. On ne naît pas humain, on le devient —par l'éducation. Et c'est un travail inachevable qu'on ne fait pas seul.
  • L’apprentissage chez les adultes ne se limite ni à la transmission de savoirs ni au transfert de compétences. Nous questionnons déjà ces termes de transmission et de transfert. Nous inscrivons le terme appropriation à l'encontre de ces métaphores ordinaires. L’évaluateur conscient d’avoir une mission d’éducateur, propose des idées, des façons de faire, des méthodes que les participants peuvent ou non s'approprier. Sa déontologie lui interdit toute emprise sur l'autre.
  • C'est pourquoi l’évaluateur formé à l’évaluation des relations humaines au travail, parce qu'il se sait éducateur, agit toujours pour le bien de l'autre, suivant des valeurs toutes contenues dans l’idée de l’émancipation de l’autre et dont les critères sont connus : plus d’autonomie, plus de fonction critique, plus de responsabilité, plus de créativité, plus de pertinence aux contextes (professionnels), ce qui ne veut pas dire s’y adapter seulement mais aussi y apporter du neuf.

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Nous prenons donc partie pour les acteurs et leur émancipation, dans une logique de confiance :

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« Il s'agit cette fois de dépasser la logique technique de l'ingénieur pour qui le travail est source d'erreur et la logique économique du gestionnaire pour qui le travail est source de coûts ; de passer d'une logique de méfiance à une logique de confiance, de remplacer le mesure des écarts a posteriori par la création d'outils pouvant aider les opérationnels au sein de contextes de changement rapide : aider les gens à comprendre au lieu de les aider à ne pas se tromper. Mais cela suppose :
- qu'aider à comprendre ne veuille pas dire seulement comprendre ce que veut la Direction
- que partir du travail de l'Homme ne consiste pas à réduire l'Homme au travail productif
- que raisonner en termes de processus ne consiste pas pour la direction à maîtriser l'ensemble du processus dans la crainte de l'imprévisible
- que réguler par le sens ne veuille pas dire intérioriser la contrainte et le contrôle dans le travail et ainsi développer la servitude volontaire...
Il n'y a pas de qualité sans accès au sens» (Renard, J. 1996. Revue Cible N°33).

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  • Le projet de RéseauÉval est de permettre aux évaluateurs de travailler le sens de leurs pratiques quotidiennes. Evaluation pour nous ne signifie pas simplement contrôle, sans pour autant que nous méconnaissions le rôle important du contrôle et son utilité, dans tous les domaines du travail actuellement.

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Les organisations (les entreprises, les services, les associations) sont fondées sur un ou des projets à court, moyen ou long terme. Leur vigueur et leur résistance aux turbulences dépendent en partie de la vitalité de ce projet fondateur, en partie aussi des relations qu'elles entretiennent à l’interne et en pertinence avec leur environnement. Les théories empruntées à divers champs des sciences humaines nous aident à comprendre les dérives et les potentiels des organisations. Un ensemble d'outils conceptuels empruntés à plusieurs disciplines des sciences humaines permet de débloquer, dynamiser ou au contraire ralentir les processus. Souvent en intervenant sur les procédures, parfois sur les structures mises en places, car celles-ci influent sur les processus.

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Notre philosophie de base concernant les organisations pourrait être exprimée ainsi : au lieu de les régulariser pour qu'elles se conforment à un schéma pré-dessiné, nous cherchons à les orienter, par le pilotage ou l’accompagnement du changement, donc par l’évaluation des relations humaines professionnelles, dans un repositionnement pour plus de pertinence à leurs aspirations propres et aux attentes de leur environnement. C'est dans la tension entre LEUR projet et LE MARCHÉ ou bien l'attente des usagers qu'elle peuvent se ré-inventer à tout moment.

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Menu supérieur

Statuts de RéseauEval

RéseauÉval étant une association loi de 1901, vous trouverez les statuts révisés en février 2010.

et mis à jour en date du 13/03/2010

Réglement intérieur de RéseauEval

Bulletin d'adhésion et d'incription au processus de labellisation

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